Calendrier mural illustrant le jour férié du 15 août et sa gestion en paie
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Jour férié du 15 août un samedi : le piège de paie en PME

Le 15 août 2026 tombe un samedi. Pour beaucoup d’employeurs, c’est un non-événement. C’est justement là que les erreurs de paie commencent.

Un jour férié n’est pas un jour férié chômé. La nuance coûte cher. En dehors du 1er mai, aucun jour férié n’est obligatoirement chômé par la loi. Le 15 août est chômé ou travaillé selon votre convention collective, un accord, ou votre décision. Rien d’automatique.

Quand il tombe un samedi, tout dépend de qui travaille ce jour-là. Pour un salarié qui ne travaille jamais le samedi, aucun repos ni aucune compensation n’est dû par la loi. Pour celui qui travaille habituellement le samedi, il faut trancher : chômé avec maintien de salaire, ou travaillé, et à quelles conditions.

Deux pièges reviennent chaque année. Le doublement de salaire appliqué par réflexe : il est réservé au 1er mai travaillé, pas au 15 août. Et le jour de repos « offert » à tout le monde, alors que la loi ne l’impose pas.

Le vrai sujet n’est pas la règle. C’est de savoir, salarié par salarié, qui travaille le samedi, quelle convention s’applique, quelle ancienneté ouvre le maintien de salaire. Un tableur ne connaît pas votre convention. Il applique ce qu’on lui a dit une fois, il y a deux ans.

Avant la paie d’août, une vérification suffit. Identifier les salariés concernés le samedi. Confirmer si le 15 est chômé chez vous. Documenter la règle appliquée. Trois minutes maintenant, contre un rappel de salaire plus tard.

Le cadre légal est détaillé sur le site officiel de l’administration : jours fériés et ponts dans le secteur privé.

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