Congé supplémentaire de naissance : ce que doivent faire les PME
Le congé supplémentaire de naissance est en vigueur depuis le 1er juillet. Trois semaines plus tard, presque aucune PME que je croise ne l’a paramétré.
Le principe est simple. Chaque parent a droit à un ou deux mois de congé indemnisé, pour chaque naissance ou adoption. Fractionnable en deux périodes d’un mois. À prendre après le congé maternité ou paternité, dans les neuf mois. Indemnisé par l’Assurance maladie, pas par l’employeur.
D’où le réflexe que j’entends partout : ça ne nous coûte rien, donc ça ne nous concerne pas.
Coût zéro en paie ne veut pas dire impact zéro dans l’organisation. Un mois d’absence, parfois deux, parfois en deux fois, annoncé avec un préavis d’un mois seulement. Sur un service de huit personnes, ça se planifie. Et ça arrive dès cet automne, pour tous les enfants nés depuis janvier.
Le vrai problème est ailleurs. Ce congé n’existe dans aucun tableau de suivi. Ce n’est ni un congé payé, ni un arrêt maladie, ni un congé paternité. Rangé dans la mauvaise case, il fausse votre compteur de congés et votre export vers la paie.
Trois choses à faire avant la rentrée. Créer le motif d’absence dédié. Le distinguer clairement du congé paternité. Vérifier que votre export paie le remonte correctement.
Un droit nouveau mal tracé finit toujours en erreur de bulletin. Autant s’y prendre avant la première demande.
Le détail des règles est disponible sur le Code du travail numérique.
