Heures supplémentaires : la pointeuse est votre seule preuve
Le 1er juillet, la Cour de cassation a tranché un point que beaucoup d’employeurs sous-estiment encore.
Une salariée réclame des heures supplémentaires. Elle présente un simple décompte des jours travaillés. Pas un relevé complet, pas un dossier béton. Juste des éléments suffisamment précis. Et ça suffit à faire basculer la charge sur l’employeur.
À partir de là, c’est à l’entreprise de sortir ses propres relevés d’horaires.
La Cour ajoute une nuance qui ressemble à une bonne nouvelle. L’absence d’un système de mesure objectif du temps de travail ne prive pas l’employeur de se défendre. Il peut encore produire des éléments.
Sauf que sur le terrain, produire des éléments sans dispositif de pointage, ça veut dire quoi ? Des mails retrouvés au hasard. La mémoire du chef d’équipe. Un planning théorique qui ne dit rien des heures réellement faites.
Face à un décompte du salarié, ça ne pèse rien.
C’est là que la gestion des temps change de statut. Une pointeuse ne sert pas à fliquer. Elle sert à avoir, le jour du litige, un relevé daté et objectif à opposer. C’est votre seule pièce sérieuse.
J’accompagne des PME et des collectivités d’Alsace sur ce sujet. Le schéma est toujours le même : on installe un vrai dispositif après le premier contentieux, jamais avant.
Le bon moment, c’est maintenant. Pas quand la convocation aux prud’hommes arrive.
Si votre suivi des heures repose encore sur Excel ou sur la confiance, parlons-en.
Référence : Cour de cassation, chambre sociale, 1er juillet 2026, n° 25-15.732, à consulter sur Légifrance.
